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Rencontre avec Anaella Nounamo jeune actrice Camerounaise.

Etudiante sur Paris, musicienne à ses temps perdus , pleine de confiance , Anaëlla NOUNAMO accepte un premier rôle dans le film ETCHI.

Bonjour Anaëlla , pouvez-vous vous présenter aux lectrices ?

Anaëlla : Bonjour, je m’appelle NOUNAMO Anaëlla, j’ai 23 ans, et je suis actrice chez YouTalk, je joue le rôle de Mika , une escorte girl ou prostituée.

Pourquoi avoir choisi de participer à la réalisation du film ETCHI ?

Anaëlla : La raison première pour laquelle j’ai joué est j’aime beaucoup le cinéma, et donc c’était une opportunité pour moi. De plus, j’avais déjà vu les réalisations précédentes de YouTalk m’avaient beaucoup plu, et de plus j’ai été intriguée par le rôle qui m’avait été proposé.

 

Comment avez-vous vécu la réalisation ?

Anaëlla : Pour moi ce fut un gros challenge. Je devais jouer un rôle assez particulier, dire des phrases vulgaires dont je n’ai pas l’habitude. Et il fallait vraiment que je m’approprie le personnage. Mais au fond de tout j’ai vraiment passé un bon moment, ce fut un très bon commencement pour moi chez YouTalk.

 

Aviez-vous une technique pour apprendre vos textes ?

Anaëlla : En réalité, pas vraiment. Des fois je les apprenais sur le chemin du tournage et pour les retenir vite, je les chantais.

 

Vos scènes favorites ?

Anaëlla : La scène de la gifle, et celle où je meurs, j’y ai pris un malin plaisir, C’était bien drôle, et celle où Kundé chasse Fouman de sa maison.

 

Les scènes les plus difficiles à tourner ?

Anaëlla : Les difficiles sont celles où je pleure ; il a vraiment fallu que je sois crédible, pour une scène aussi émotive, donc c’était un vrai challenge.

 

Les rôles que vous avez tenu sont ils ou pas à l’opposé de vos personnalités respectives ?

Anaëlla : Le seul point de rencontre entre Mika et moi je pense est au niveau où nous sommes toutes les deux débrouillardes, c’est-à-dire qu’on arrive à se sortir d’une situation sans forcément avoir besoin des autres.

 

Avez-vous chacune des actrices africaines qui vous inspirent (ou vous ont inspirées) ?

Anaëlla : Pour ce rôle pas vraiment. Mais j’aime beaucoup Mami Ton, Genevieve Nnji, Yvonne Okoro, et Mercy Johnson, surtout Mercy.

 

Est-ce le premier film auquel vous participiez ?

Anaëlla : Oui, le tout premier.

 

Que faites-vous en dehors de tourner des films ?

Anaëlla :  Je poursuis mes études, et je fais ma musique à coté.

 

Que vous a apporté cette participation d’un point de vue personnel et professionnel ?

Anaëlla : On a tendance à juger facilement les personnes qui font des métiers, hors des normes, alors qu’on ne sait pas ce par quoi ils sont passés pour en arriver là. Et lorsqu’ils essaient après avoir trouvé une situation stable de se réinsérer dans la société, on les marginalise. J’ai déjà entendu la phrase : « Il ne faut pas juger le livre à cause de sa couverture » Ce film m’a un peu plus éclairé dessus sur cette phrase. Et professionnellement, En tant qu’actrice, je me suis découverte des compétences que je ne pensais pas avoir, et j’en ai appris d’autres, sur le plan technique du cinéma et artistique.

 

Aujourd’hui dans le cinéma Camerounais, peut-on dire que les jeunes ont-ils pris leur place ?

Anaëlla : Je pense oui, peu à peu, l’espace réservée pour les jeunes s’agrandie, On a eu nos ainées, pour ouvrir la porte dans ce milieu difficile à faire accepter auprès de la communauté africaine. Maintenant, je pense que nous apportons un coup d’air frais, de plus des visages et rôles en lesquels ils peuvent s’identifier.

La Rédaction

redaction@afrocadre.com

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