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Comment se faire une expérience valorisante à l’étranger quand on est étudiante ?

Voilà qui peut paraître bien ambitieux. Mais, c’est possible ! Grâce à Internet et à quatre plateformes qui ont fait leurs preuves : Wwoof, HelpX, Workaway et Helpstay.


Voilà qui peut paraître bien ambitieux. Mais, c’est possible ! Grâce à Internet et à quatre plateformes qui ont fait leurs preuves : Wwoof, HelpX, Workaway et Helpstay.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’acquérir une expérience professionnelle parfaitement insérée dans un programme d’études, mais plutôt celle, tout aussi déterminante pour une carrière à venir, d’un vécu particulier dans un autre contexte culturel. Et en plus, à peu de frais !

Une expérience dans l’agriculture bio

Wwoof est la plateforme la plus ancienne. Elle propose aux wwoofers, c’est-à-dire aux volontaires qui se sont inscrits sur la plateforme, de participer aux travaux de leurs hôtes qui gèrent tous des exploitations bio. Au programme : dépaysement garanti et contribution au développement durable contre hébergement et nourriture. Ne reste plus qu’à trouver le financement pour le voyage aller et retour. Un job d’été peut aussi servir à ça.

Les trois autres plateformes ne sont pas aussi centrées sur le développement durable. Leur offre est beaucoup plus large. Cependant, les principes de fonctionnement sont les mêmes. On s’inscrit sur le site, on crée son profil, de préférence en anglais, on choisit sa mission, on contacte les hôtes, on définit les conditions de travail et d’hébergement et … on y va.

Partir à l’étranger : les formalités administratives

Comme pour toute entreprise ou tout projet, des précautions sont à prendre. C’est aussi cela acquérir de l’expérience. D’abord, les plus simples. On ne part pas à l’étranger sans accomplir un minimum de formalités. Au moins deux : l’une qui consiste à prendre une assurance et l’autre à obtenir un visa.

Et là, super ! La France a signé des accords spéciaux de Programme Vacance Travail (PVT) avec une douzaine de pays pour faciliter ce type d’échanges. La Nouvelle-Zélande, très en pointe dans ce domaine, est le seul pays à avoir fait mieux.

Bien choisir ses hôtes et réfléchir à son engagement

Les autres précautions sont liées au choix des hôtes. Naturellement, les plateformes font un tri sévère et ne laissent pas proposer n’importe quelle mission. Il y va de leur crédibilité.  Et, bien sûr, il y a les avis des précédents wwoofers, helpers ou workawayers. Mais, comme le rappelle l’excellent guide rédigé pour Helpstay par Margherita Pletti, 15 fois volontaire dans 8 pays différents, il faut quand même apprendre à lire entre les lignes. Un commentaire tout lisse n’est pas forcément un bon commentaire.

Ce n’est pas tout. Il faut se renseigner précisément sur le lieu d’hébergement, la situation politique et sociale locale, les us et coutumes aussi, et cela va de soi, les conditions de travail. La liste n’est pas exhaustive.

Pour ce qui est du travail, en tout cas, il est bon de se rappeler que tout travail a une valeur et qu’il faut savoir en apprécier la « juste valeur ». Ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on ne sait pas travailler. Précisément, travailler en contrepartie de conditions d’hébergement, qui ne sont pas à la hauteur de ce travail, n’est pas acceptable.

C’est la raison pour laquelle, dans un premier temps, il vaut mieux ne prendre aucun engagement au-delà de trois semaines et toujours prévoir un plan B, en cas d’incompatibilité avec l’hôte et le travail demandé.  

Rejoignez un regroupement de voyageurs

Ces précautions prises, le voyage en tant que helper, wwoofer, helpstayer ou workawayer   prend tout son sens. Celui d’appartenir à une communauté de voyageurs ayant les mêmes envies. Des regroupements sont d’ailleurs proposés par chacune des plateformes.

Celui de faire de belles rencontres avec des hôtes dont certains sont extraordinaires et leur exemple peut être source d’un réel développement personnel.

Celui enfin d’apprendre à cultiver l’esprit de confiance, en soi et vis-à-vis des autres, à vivre avec enthousiasme et à entretenir une « positive attitude ».

Nul doute que ces qualités, qui résultent d’une expérience valorisante, sont aussi celles qui favorisent, par là même, un bon début de carrière.

La Rédaction

redaction@afrocadre.com

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