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« Ouvrir la voix » : récits des femmes noires de France,entre préjugés et racisme.

Ouvrir la voix est un film documentaire français réalisé en 2014 par Amandine Gay, sorti en salles le 11 Octobre 2017.

« Ouvrir La voix »est un filme de l’expérience des femmes noires de France et de Belgique , chacun avec des parcours différents et quelques similitudes dans les expériences.

« Les intervenantes sont avant tout des personnes que je connaissais : des femmes issues du monde artistique, des femmes avec qui j’ai étudié, des amies d’amies. Et puis, un recrutement plus large a été possible grâce aux réseaux sociaux : Twitter d’abord, mais aussi des blogs comme Parlons des Femmes Noires ou DollyStud, qui ont relayé mes appels à participantes. » Amandine Gay ; réalisatrice du documentaire.

Pour la réalisatrice, « C’est avant tout un film qui donne l’opportunité à celles qui sont habituellement racontées ou silencées, de se raconter et d’être en charge de leur représentation à l’écran. C’est aussi un film qui suit un double mouvement: mettre en lumière notre expérience commune -celle de minoritaires au sein des anciennes puissances coloniales dont nous sommes issues-, tout en rappelant l’hétérogénéité et la grande diversité des communautés afro-descendantes. »

La réalisatrice explique :  « On ne peut jamais se fondre dans la masse, être invisibles, c’est-à-dire ne pas être une source de curiosité ou d’angoisse pour l’autre. Nous sommes toujours en alerte, car si l’on oublie qu’on est noire, on va nous le rappeler de manière extrêmement violente. Pour ceux qui grandissent dans un milieu où être noir est la norme, il est extrêmement difficile de comprendre ce que vivent les Noirs en France ».

Considérant les mouvements afrocentristes sont « hyper machistes », elle pense que « ce film va être très violent pour la communauté noire. D’abord parce que, lorsque l’on est victime, on peut être dans le déni de ce que l’on vit et que l’on n’a pas envie que l’on nous renvoie justement cette image de victime. Mais aussi parce que si nous voulons nous décoloniser, nous devons aborder les sujets tabous au sein de notre propre communauté, comme l’homosexualité par exemple, et interroger la normativité sexuelle et genrée[2] ».

Non retenu dans le programme d’aide à la réalisation du CNC (« Je ne voulais pas faire de procès d’intentions. Alors j’ai fait un beau dossier de demande de subvention. Comme ça, quand le CNC a refusé, j’ai pu dire « ce genre de films ne trouve pas de financements ». Mais je n’ai jamais pensé qu’ils allaient me donner de l’argent ») le film est financé partiellement par un financement participatif à hauteur de 17 000 € et par un investissement personnel.

De 2014 à 2016, Amandine Gay aidée de son compagnon travaille aux postes de productrice, réalisatrice, monteuse, distributrice et chargée de communication mais lance un appel au financement participatif pour la postproduction car « on ne peut plus le faire chez nous car nous n’avons ni les compétences, ni le matériel pour tester le film en conditions salle de cinéma[1]. » Le documentaire reçoit le Out d’or de la création artistique en 2017[5].

(Source : Wikipédia)

La Rédaction

redaction@afrocadre.com

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